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Les Priapiques

Cum cunno mihi mentula est vocanda.

Entraves I

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Contention

Comme à son habitude, l’infirmier entra dans la chambre sans frapper. Après tout, il était partout chez lui, dans cet hôpital. Dans sa main, il tenait un fil au bout duquel se balançait une petite tondeuse électrique. Il s’approcha du lit en souriant.

— Alors, c’est aujourd’hui le grand jour ?
— Il paraît !
— Ne vous inquiétez pas, cela va bien se passer. C’est une opération tout à fait banale.
— J’espère…
— On va vous préparer. Pour commencer : je ne veux plus un poil depuis le nombril jusqu’à mi-cuisse ! Question d’hygiène.

Il brancha la tondeuse sur la prise à la tête du lit et souleva la couverture. Le patient eut un mouvement de gêne ; non pas qu’il n’avait pas l’habitude d’être nu devant des garçons, mais il préférait habituellement que ce soit en d’autres circonstances. L’infirmier dut le percevoir, car il ajouta aussitôt :

— Oh, vous préférez peut-être le faire vous-même ? Je vous laisse la tondeuse et je reviens tout à l’heure, si vous voulez.
— Oui, si ça ne vous embête pas.
— Aucun problème, je comprends.

L’infirmer posa la tondeuse sur le matelas et se dirigea vers la porte. Mais était-ce sa façon de parler ? Son air de daddy mal rasé ? Son dos taillé en V ? Son cul parfait qu’on devinait sous sa blouse ? Ou plus simplement le fait que son patient était tombé sur son profil Recon dix minutes plus tôt et que par conséquent, il savait tout de ses fantasmes ? Toujours est-il que ce dernier se ravisa.

— Non, attendez !
— Oui ?
— Il y a un service psy dans cet hôpital, non ?
— Euh, oui, bien sûr, mais quel rapport ?
— Je veux bien que vous vous occupiez de mes poils, mais à une condition.
— Laquelle ?
— Vous allez chercher des sangles de contention et vous m’attachez au lit d’abord.

L’infirmer eut un grand sourire. « Je vois. » Il s’absenta et revint un instant plus tard avec tout le matériel nécessaire. Il avait l’habitude ; en un tournemain, le patient se retrouva solidement sanglé, les poignets aux barrières latérales et les chevilles au pied du lit.

L’infirmier souleva la couverture. Cette fois-ci, le patient n’eut aucun mouvement de gêne. Il brancha la tondeuse et entreprit le rasage. D’abord le pubis. Puis les cuisses. D’une main experte, il écarta les couilles pour atteindre le creux de l’aine, un coup vers la gauche pour l’aine droite, un coup vers la droite pour l’aine gauche. Puis les couilles proprement dites, en tirant bien sur la peau pour que les lames de la tondeuse n’attaquent pas un repli par inadvertance. Puis enfin la bite, qu’il attrapa à pleine main pour la maintenir dans la position qu’il trouvait la plus commode pour y passer la tondeuse.

Le patient sentait sa peau tressaillir au passage des lames. C’était un mélange de peur d’être coupé ou blessé, et de jouissance d’être totalement à la merci de l’autre, de ne plus pouvoir rien contrôler. Plusieurs fois, alors que la tondeuse passait sur des zones sensibles, il ne put réprimer le réflexe de vouloir ramener ses mains sur son bas-ventre pour se protéger ; les sangles l’en empêchèrent et cela décupla son excitation. Et tandis que l’infirmier s’acharnait sur les derniers poils récalcitrants à la base de sa queue, il murmura soudain :

— C’est bon, vous pouvez la lâcher maintenant, elle tient toute seule.

L’infirmier s’exécuta et vit que cela était vrai. Satisfait, il rangea la tondeuse dans la poche de sa blouse, replaça la couverture sur ce sexe en érection et sortit de la chambre sans dire un mot. L’incertitude de ce qui allait arriver ensuite et la frustration de ne plus sentir les mains de l’infirmier sur son corps arrachèrent au patient un gémissement et un regard désespéré. Ses muscles se raidirent ; mais les entraves tinrent bon.

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Latex II

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Latex I

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Soirée arrosée

J’avais ce collègue adepte d’humour noir qui adorait ponctuer nos journées de travail d’aphorismes de son cru, des choses comme « les amis c’est comme les ballons, quand on leur met des coups de couteau, ils crèvent ! » ou bien « les amis c’est comme les bouteilles de bière, si on les laisse tomber d’assez haut, ils explosent ! » Et plus la tâche que lui confiait notre chef était pénible ou ennuyeuse, plus ses tirades devenaient cyniques, pour notre plus grand plaisir à tous.

Un matin, je ne sais quel problème particulièrement ennuyeux l’occupait, mais tout en pianotant sur son clavier, il lâcha dans l’open space : « les amis c’est comme les flocons de neige, quand on pisse dessus, ils disparaissent ! » Bon. Je ne vais pas t’apprendre que notre vie psychique est ainsi faite que plusieurs entités rivales y cohabitent et s’y affrontent ; et c’est ainsi qu’avant même que mon Surmoi n’ait pu l’en empêcher, mon Ça répondit à voix haute : « euh, on va dire que ça dépend des amis… » tandis que mon Moi, fort embarrassé, affrontait huit paires d’yeux interrogateurs.

— Tu as quelque chose à confesser, Virgile ?
— Tu fais pipi sur tes amis ?
— Tu es un adepte des soirées bien arrosées ?
— Je n’aimerais pas être ton ami, dis donc…

Le malaise ! Je me voyais mal raconter ce qui va suivre devant tout l’open space, aussi bredouillai-je quelques réponses évasives pour noyer la discussion ; mais une heure plus tard à la cantine, en comité restreint cette fois-ci, je n’échappai pas aux questions pressantes.

— Alors comme ça, pisser sur les gens, ça t’excite ?
— Absolument pas. Je trouve ça plutôt dégueulasse, même.
— Mais tu le fais quand même ?
— Oui. Enfin pas tous les jours, hein. Disons que ça m’est arrivé deux ou trois fois.
— Raconte.

J’hésitai un instant. Je savais d’expérience que les mecs avaient déjà du mal à trouver normal le sexe entre hommes ou avec des sextoys ou même tout simplement sans pénétration vaginale, alors l’idée qu’une pratique même pas sexuelle, sans orgasme à la clef, pût en exciter certains, ça allait leur sembler aussi pervers que pathologique ! Mais après tout, pourquoi doucher leur curiosité ?

— Bon. Si vous insistez. Alors voilà, j’ai un pote qui est fan d’uro. Vraiment. Il adore se faire pisser dessus. De préférence dans des positions bien humiliantes. Un urinoir humain.
— Mais c’est dégradant !
— Ouais, justement, c’est tout l’intérêt. C’est ça qui est bon.
— Je ne comprends pas.
— C’est normal, tu es hétéro. Bref. Et donc ce pote voulait que je lui pisse dessus. Pourquoi aurais-je refusé puisque lui, ça lui faisait plaisir et que moi, ça me soulageait d’une envie pressante, hein, franchement ?
— Vu comme ça… Et ensuite ?
— Bah il s’est foutu à poil dans sa baignoire, j’ai sorti ma bite et je lui ai pissé dessus, voilà. Pas de quoi en faire toute une histoire.

Un collègue reposa son verre de thé glacé en grimaçant. Un autre était manifestement choqué en mode too much information. Les autres semblaient plutôt amusés. S’ensuivirent de longues discussions, chacun se demandant s’il en aurait été capable à ma place, quelle impression cela devait faire tant du côté du donneur que du côté du receveur, quel plaisir on pouvait en tirer, et ainsi de suite. Ce ne fut toutefois qu’après un certain moment qu’un collègue mit le doigt sur le détail auquel je n’avais jamais pensé.

— Ce pote, ça l’a excité à mort que tu lui pisses dessus, si je comprends bien.
— J’imagine.
— Il bandait ?
— Demi-molle, je dirais.
— Tu vois où je veux en venir ?
— Non.
— Eh bien, ça veut dire que depuis, il a dû se branler des dizaines de fois en repensant à la scène. Autrement dit, tu as un pote qui se branle régulièrement en pensant à toi.

Je laissai mon Moi, mon Surmoi et mon Ça digérer cette idée. Après un court débat intérieur, les trois convinrent que c’était plutôt une bonne chose et je fis un grand sourire en guise de réponse.

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Woof

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Palettes

Elle me trottait dans la tête depuis longtemps, cette idée de ligoter un garçon aux palettes qui traînent dans mon garage. La forme de l’objet est parfaite pour y passer et y nouer des cordes ; et puis le bois, c’est chaleureux, ça donne une belle texture aux photos !

D’abord les pieds et les mains. Au bondage tape. Une sorte de film plastique, comme le film alimentaire, qui ne colle pas sur la peau mais qui colle sur lui-même. (D'ailleurs, c’est à peine moins pénible à manipuler, ça s'entortille et se recroqueville dès qu’on en coupe un bout et après c’est mort.) Tu fais quelques tours autour du poignet ou de la cheville, puis tu enchaînes avec quelques tours autour d’un barreau de la palette.

Tu peux attacher les mains le long du corps, mais je préfère les attacher en arrière au niveau de la tête. C’est une position moins naturelle qui renforce l’impression de vulnérabilité. C’est important, ce genre de petite attention, tu vois.

Ensuite, le bassin. Solidement et en serrant un peu, car la sensation de contrainte est essentielle pour le bien-être du sujet. Le bondage tape est trop élastique et trop fragile pour ça. Il faut de la corde. Tu attaches une cuisse à une latte de la palette avec quelques tours, puis l’autre cuisse, puis le bas-ventre. Un nœud plat immobilise le tout. Attention à la symétrie et à la disposition des brins : un ligotage irrégulier ou asymétrique est un ligotage raté !

Tu commettrais une erreur en attachant un sujet déjà nu ; tu le priverais de la sensation d’impuissance quand bientôt tu le déshabilleras de force. (Par contre, un photographe aura la présence d’esprit, contrairement à moi, de lui mettre un jean d’une couleur qui contraste avec celle de la corde…)

Évidemment, passer et repasser cette corde, faire des nœuds, ça prend du temps. Le sujet a tout le loisir de gamberger à ce qui va lui arriver. Et la demi-molle ne tarde pas.

Il ne reste plus qu’à lui bander les yeux, si ce n’est déjà fait, et à sortir le vrai matériel. Mais ça, je te laisse l’imaginer car comme on dit, what happens in my garage, stays in my garage.

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Beg an dorchenn

Il se murmure dans la région que la plage qui s’étend au nord de la Pointe de la Torche est nuitamment fréquentée par les garçons qui aiment les garçons. Je fus assez surpris de l’apprendre, car pour y être passé en plein après-midi, il m’avait plutôt semblé que l’endroit était prisé des campeurs et des familles nombreuses et qu’il offrait peu de recoins où s’isoler. Je ne suis pas un adepte de la drague en plein air, mais je devais en avoir le cœur net ; aussi m’y rendis-je un soir.

Je quittai la maison un peu tard ; une conduite sportive et un bon sprint dans les dunes me permirent d’arriver sur la plage juste à temps pour voir un gros soleil rouge plonger dans la mer. À l’horizon, des cumulo-nimbus dont la rotondité de la Terre ne permettait d’apercevoir que les sommets éclairés à contre-jour, dessinaient comme la sky line d’une ville lointaine et fantomatique. La marée descendante découvrait déjà une assez large bande de sable. À quatre cents mètres vers le sud, trois enfants faisaient voler un cerf-volant ; à cent mètres vers le nord, deux kite-surfeurs remballaient leur matériel. Dans un instants ils seraient partis.

Je marchai droit vers l’océan et comme à mon habitude, j’y fis quelques pas tout habillé. Je me penchai pour ramasser un galet par-ci, une coquille vide par-là. Je jouai un moment à me faire peur avec les trous d’eau, ces zones que la mer vient de découvrir où le sable est si gorgé d’eau que le pied s’enfonce et reste prisonnier si l’on n’y prend pas garde. Ne faire plus qu’un avec le paysage : y tremper les pieds et les mains, sentir l’odeur des embruns, écouter le fracas des vagues, goûter la salinité de l’eau, contempler l’horizon. Imaginer l’Amérique au-delà.

Je me retournai ; les enfants et les kite-surfeurs avaient disparu. J’étais seul. Au monde. Je criai quelques phrases qui se noyèrent dans le bruit des vagues. Aucun risque qu’un passant me prît pour un fou, il ne pouvait pas y avoir de passant, j’étais le dernier habitant de la Terre. La scène finale de La Planète des Singes me revint en mémoire. Me rappelant la toponymie du lieu, je m’attendis à voir apparaître la pointe de la torche de la Statue de la Liberté au détour d’une dune ; mais en guise de vestige d’une civilisation oubliée, ce fut un banal blockhaus allemand qui se profila à l’horizon.

J’eus l’envie d’écrire un message dans le sable mouillé. L’idée me parut extrêmement excitante qu’il pourrait être lu par n’importe qui mais ne le serait probablement pas parce qu’aucun quidam ne passerait jamais par ici avant que la marée montante ne l’efface. Hélas, je ne trouvai pas de phrase à graver dans le paysage qui me parût à la hauteur de l’événement.

L’irruption d’une famille de touristes mit brutalement fin à mon extase mystique. Je hais les touristes. Ça s’habille mal au prétexte que c’est en vacances, ça parle fort, ça n’a pas le sens du sacré, ça photographie les couchers de soleil au flash et ça n’a pas vu La Planète des Singes. Je décidai de rentrer à la voiture afin d’y attendre la faune interlope.

Bientôt la nuit fut assez noire. Je sortis faire quelques pas dans les dunes. À l’horizon est, une lune rousse partait à l’ascension du ciel. Mais l’endroit me parut totalement désert. Je ne croisai personne, à l’exception d’un type dont je ne sus dire sur le moment s’il était là par hasard ou s’il était en recherche d’un semblable. Certes, je ne vois pas trop ce qu’il aurait pu faire d’autre en pleine nuit dans un endroit pareil ! Mais d’un autre côté, s’il avait cherché un compagnon, il m’aurait probablement davantage dévisagé dans l’obscurité lorsque nous nous sommes croisés. Je m’en retournai convaincu que l’endroit n’était pas à la hauteur de sa réputation.

Je compris mon erreur quelques instants plus tard. Une voiture manœuvra sur un parking voisin et le faisceau de ses phares, en balayant le paysage, projeta furtivement une ombre chinoise sur le flanc d’une dune. Une ombre chinoise que j’identifiai immédiatement comme celle d’un mec se tenant debout, les mains sur les hanches, en train de se faire sucer par un autre mec à genoux.

Je me demande si l’un des deux était le gars que j’avais croisé. Ou bien si, encore perdu dans mes rêveries planéto-simiesques, je n’ai fait que fantasmer une scène inédite entre le capitaine Taylor et le docteur Cornélius. Il faudra que j’y retourne. Juste pour vérifier.

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Autoportrait (2)

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En classant mes archives, je retrouve cette jolie photo prise durant la même séance que celle-ci mais que je n'avais finalement pas retenue. (Il est possible que je publie quelques autres trouvailles ces prochains jours, au fur-et-à-mesure du rangement de mon disque dur…)

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La lenteur

Il y a quelques temps, j’ai vu passer sur twitter, n’ayons pas peur des mots, une vidéo de fellation parfaite. Si tu te demandes à quoi ça pouvait bien ressembler, c’est bien simple : c’est comme une fellation normale, mais en plus lent.

Il faut reconnaitre que sur cette vidéo, le pompé possédait un fort joli organe. Pas spécialement énorme (je te connais, tu confonds toujours la taille et l’esthétique), mais juste : joli, bien proportionné, ni trop droit ni trop courbe, ni trop gros ni trop long, avec un gland bien dessiné et un prépuce qui décalotte entièrement. Le genre d’organe qui quand on l’a sous le nez motive pour prendre son temps.

Ce que fit le pompeur jusqu’à l’extrême, puisqu’à l’inverse de ce qui se pratique habituellement, au lieu d’accélérer le rythme au fur et à mesure de l’avancée des opérations, il avait plutôt tendance à ralentir. Un peu au début. Puis de plus en plus. Encore et encore. Au point de s’arrêter complètement, une main à la base de la verge, le gland dans la bouche, lorsque sa victime atteignit le point de non retour. Et là, merveille, on vit ce sexe bien tendu agité de spasmes et de convulsions pendant de longues secondes, cependant que le pompeur, imperturbable, s’obstinait à ne plus faire un geste ; jusqu’à ce qu’enfin le sperme s’écoule par la commissure de ses lèvres.

Le problème avec la plupart des garçons, c’est qu’ils ne supportent pas la lenteur. Ils essaient toujours de gigoter, de mettre des coups de reins, ou d’attraper la tête du pompeur pour imposer leur rythme.

C’est précisément pour ça qu’il faut les attacher.

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Instruments de torture

À la fin du XIXe siècle, beaucoup de médecins croyaient que l’énergie vitale de l’homme était contenue dans ses spermatozoïdes. Chaque éjaculation emportait un peu de vie et rapprochait l’insouciant jouisseur de sa tombe. Le jeu en valait la chandelle quand il s’agissait de perpétuer l’espèce humaine ; mais c’était suicidaire quand il s’agissait de répandre sa semence en pure perte ! La Science confirmait enfin l’Église dans sa condamnation de la masturbation, l’homosexualité, et toutes les autres pratiques non fécondes que l’on peut imaginer.

Dans l’Angleterre Victorienne et dans la puritaine Amérique, des médecins affirmèrent doctement, cas cliniques à l’appui, que la masturbation rendait sourd, débile, rachitique, dépressif et conduisait à une mort prématurée ; puis ils inventèrent appareils et techniques pour s’assurer que les jeunes garçons ne risquaient pas leur vie en s’abandonnant à cette pratique.

1. Simple et efficace : un anneau avec des dents tournées vers l’intérieur, d’un diamètre étudié pour que les dents restent inoffensives lorsque le sexe était au repos mais pénètrent la chair à la moindre turgescence. Le Dr Freud qui théorisait la phobie du « vagin avec des dents » a dû adorer.

2. La fin du XIXe siècle, c’est aussi la domestication de l’électricité. Quoi de plus hype pour l’époque que le contrôle électrique des érections intempestives ! Des sociétés commercialisèrent alors des appareils permettant de déclencher une sonnerie d’alarme dans la chambre des parents dès que le sexe de leur enfant chéri dépassait un diamètre fixé à l’avance.

3. Autre instrument sadique, un étui en cuir dans lequel on fourrait le sexe du jeune homme et qui était attaché au pubis… par les poils. À la moindre érection, l’allongement de longueur tendait les attaches et arrachait les poils, causant une douleur suffisante pour chasser durablement toute pensée impure.

4. La cage de chasteté. Vieux comme le monde et indémodable. D’ailleurs, ça existe toujours, je me suis même laissé dire que certains adorent et s’y enferment volontairement. Les modèles actuels sont toutefois sûrement plus confortables (et adaptables aux différentes morphologies…) que ce modèle en laiton.

5. Aller tripoter le sexe de son fils pour y installer un anneau pénien, un détecteur électronique d’érection ou une cage de chasteté, c’est quand même gênant. Aussi certains médecins proposèrent tout simplement d’attacher tous les soirs les mains des garçons tentés par la masturbation. Par exemple dans le dos, ou bien à la tête du lit avec des menottes.

6. Les mesures coercitives, c’est bien, la prévention, c’est mieux. Dès le milieu du XIXe siècle, les Presbytériens suggérèrent que manger des aliments fades et peu épicés devait faire perdre au corps l’habitude du plaisir des sens et par extension, le goût du plaisir charnel. C’est ainsi que le révérend Graham inventa ses crackers et que le Dr Kellogg inventa ses corn flakes. Et c’est vrai qu’en regardant un bol de grains de maïs soufflés, on n’a pas trop envie de se branler.

Ce qui est intéressant, c’est que la répression du plaisir est aujourd’hui une pratique SM répandue, et ça ne devait pas être différent à l’époque. Je vois passer tous les jours dans ma timeline twitter des photos de pratiques bien plus terrifiantes que les appareils ci-dessus ! On peut donc se demander à quel point ces mesures, au lieu de ramener les jeunes garçons sur le droit chemin de la sexualité reproductive, ne les ont pas au contraire encore plus excité et poussé vers davantage de déviance…

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Collectif !

J’habitais Toulouse et par le biais d’un ami qui y jouait ailier gauche, je fréquentais l’équipe de rugby d’une petite ville du Gers. J’allais souvent les voir jouer, j’étais parfois invité aux troisièmes mi-temps, j’ai même participé une fois à leur entrainement un jour que leur talonneur était malade.

Le truc avec le rugby, c’est que c’est un sport de contact. Des mecs qui passent leur temps à se toucher. Pour les besoins du jeu, évidemment, la mêlée, tout ça, mais aussi avant et après. Parce que c’est collectif, tu vois. Une équipe, c’est pas seulement deux fois quarante minutes sur le terrain et après ciao. Le pack, il existe vingt quatre heures sur vingt quatre et sept jours sur sept. Faire partie d’une équipe de rugby, c’est jouer sur le terrain, mais c’est aussi se foutre à poil ensemble dans les vestiaires, prendre des douches collectives, picoler au bar le samedi soir, et s’entraider dans la vie de tous les jours le reste de la semaine.

(Si tu veux mon avis, le rugby, c’est un sport qui a été inventé pour canaliser les pulsions homos, en donnant aux mecs un contexte où se toucher et nouer des relations affectives fortes sans que ce soit « suspect ». Mais chut.)

Bref. Un dimanche après-midi, on était allé assister à un match. Après quoi on avait descendu quelques bières. Puis à la nuit tombée, on s’était entassés dans la 2CV du copain et on avait pris la route pour rentrer. Tu m’imagines, dans la pénombre, coincé à l’arrière entre deux piliers gonflés à la testostérone, flottant dans les vapeurs éthyliques : le voyage était fort sympathique.

Soudain, l’envie de pisser. Forcément, vu toute la bière qu’on avait bue. Je me retiens un moment, mais je sens bien que ça ne va pas tenir jusqu’à Toulouse. Je demande une pause pipi. « Oh non, tu fais chier, si on s’arrête on va rentrer à pas d’heure, t’as qu’à te retenir ! » J’insiste. Le gars à ma gauche s’y met : « non mais moi aussi j’ai envie de pisser… » Un troisième réalise que puisqu’on en parle, finalement, lui aussi se soulagerait bien. Devant la fronde générale, le chauffeur capitule et s’arrête au bord de la nationale. Je m’extirpe de la 2CV et vais me planter dans le champ voisin la bite à l’air.

Une équipe de rugby, ça joue collectif ; j’avais oublié ce détail. Ça joue ensemble, ça picole ensemble… et ça pisse ensemble. Trois secondes plus tard, les quatre gaillards me rejoignent, deux à ma gauche, deux à ma droite, et se défroquent largement. « Attends, on t’accompagne, on ne va quand même pas abandonner un ami dans le besoin… » Une belle brochette de pisseurs dans la nuit gersoise, oui !

Mets-toi à ma place. Impossible de ne pas regarder. Quatre queues de jeunes rugbymen. Une grosse, deux moyennes, une petite. Une circoncise, trois intactes. Des poils. Dans la pénombre. Juste à ma portée. En une fraction de seconde, dix scénarios façon Helix Studios me traversent l’esprit. Cinq garçons, tellement de combinaisons possibles. Avec moi au milieu. L’érection est immédiate, irrépressible, incontrôlable.

Imperturbables, les mecs autour de moi arrosent le champ pendant que j’essaie désespérément de pisser ne serait-ce que quelques gouttes. Rien à faire. L’anatomie masculine est ainsi faite qu’on ne peut ouvrir qu’un canal à la fois. Soit tu pisses, soit jutes. Pas les deux. Pisser en bandant ? Miction impossible. Je me concentre, me force à me décontracter, t’imagines même pas le nombre de muscles et de voies nerveuses à coordonner pour uriner, le détrusor, plusieurs sphincters, les muscles périnéaux, tout le système parasympathique, je respire calmement, au prix d’un effort surhumain, tout en dissimulant mon érection du mieux que je peux, je parviens à émettre : trois malheureuses gouttes.

Regards consternés de mes acolytes. « C’est pour un pissou comme ça que tu nous escagasses depuis une heure ? Putaing, vous avez des vessies miniatures à Paris, ma parole ! »

J’ai bredouillé trois conneries, j’ai refoulé mon envie de pisser et mes scénarios pornos, on est remonté dans la voiture et on a repris la route.

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50 nuances de sextos

Il faisait ses études à l’autre bout de la France mais ses parents vivaient au bout de ma rue. J’avais fait sa connaissance à l’occasion des vacances scolaires alors qu’il revenait passer quelques jours dans la maison familiale. Il prétendait avoir une copine et même être fiancé ; mais ne dédaignait pas se prendre une bite dans le cul de temps à autre. Enfin surtout la mienne, malgré (ou peut-être à cause de) notre différence d’âge.

De temps à autre, cela signifiait en l’occurrence : aussi souvent que le calendrier scolaire de la zone B le permettait, plus quelques week-ends par-ci par-là, lorsqu’il faisait un aller-retour éclair chez ses parents pour cause de linge à laver. Pour le reste de l’année, nous avions nos forfaits SMS illimités.

Évidemment, le problème du sexe par SMS, c’est qu’on a vite fait le tour du sujet. Même en faisant preuve de créativité, une photo de bite reste une photo de bite. Ça n’a rien d’extraordinaire, on en trouve des millions sur internet, pas besoin de jouer au sugar daddy pour ça. Une autre chose qui me tracassait était que j’étais sûr qu’un mec qui se prétendait hétéro tout en étant aussi passif au lit refoulait plein se choses. Je voulais tout à la fois casser la monotonie de nos échanges et pousser mon nouveau sex friend à explorer ses limites. J’avais un plan, il me suffisait juste d’attendre la bonne opportunité.

J’hésitais un instant avant de répondre. Allait-il me suivre ?

Bingo ! J’étais pratiquement sûr qu’un trip soumission l’exciterait ! Et pour m’assurer que sa promesse de chasteté résisterait à la pression de ses hormones, je lui expédiai le jour même tout le matériel nécessaire. La Poste fit son office, et quarante-huit heures plus tard :

Enfiler une cage de chasteté avec une demi-molle n’est pas chose facile, ce qui explique sans doute qu’il lui fallut pas mal de temps, de douches froides et de gel lubrifiant avant de m’envoyer une preuve en image.

L’épreuve n’était pas bien difficile pour une première fois : les vacances débutaient le week-end suivant. Cela représentait à peine trois ou quatre jours d’abstinence. Néanmoins il n’attendit pas le samedi comme prévu pour venir sonner à ma porte, mais passa à l’improviste le vendredi soir, directement en descendant de son train, avant même d’aller déposer ses affaires chez ses parents.

Ne pas respecter l’horaire convenu, c’était un cas de désobéissance manifeste !

— Tu mérites une bonne punition.
— Oui.
— D’abord l’oiseau va rester en cage jusqu’à demain, comme c’était prévu.
— Cool !
— Et puis tant que tu es là, tu vas me sucer, que tu sois pas venu pour rien.
— Super !
— Attends, tu as l’air fier de toi… Tu l’as fait exprès, c’est ça ?
— Évidemment ! Tu voulais de l’imagination et du piment, montre moi ce dont tu es capable : je t’ai désobéi, maintenant tu as jusqu’à demain pour m’inventer une vraie punition. Parce que ce que tu me proposes, là, c’est un peu gentil, hein.
— PETIT CON…
— Allez, sors ta bite que je m’en occupe, on n’a pas la soirée, mes parents vont se demander pourquoi je mets si longtemps à venir de la gare.

Inventer une vraie punition pour le lendemain ? Quelque chose qui ne soit ni trop ni trop peu sévère ? Quelque chose de déplaisant, de contraignant, d’humiliant, mais que je me sente capable de lui infliger ? Et qui soit sexuellement excitant de surcroit ? Aujourd'hui j'aurais plein d’idées ! Mais à l’époque, sur le coup, gros blanc dans ma tête…

Ce soir-là, je me couchai en réalisant que finalement, celui qui allait explorer les limites de l’autre n’était pas celui que j’avais prévu. C’est toujours un peu vexant quand un mec de quinze ans ton cadet te donne une leçon.

Un grand merci à TarVal pour une des photos qui illustrent les copies d’écran des conversations SMS.

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Intimité

Tu peux passer des nuits entières avec un mec, lui sucer la bite, lui lécher les couilles ou lui prendre le cul autant de fois que tu veux, tu ne le connaitras pas vraiment tant que tu ne seras pas allé chez lui. Sa décoration intérieure, les motifs de son canapé, les posters sur ses murs, les bouquins sur ses étagères, les coffrets de DVD sous sa télé, tout cela t’en révèlera plus sur lui que toutes les heures de sexe.

Ça fonctionne aussi dans l’autre sens, bien sûr. Il y avait ce type qui était venu une fois chez moi et qui depuis ne voulait plus me voir que chez lui. Un peu vexant. Ou bien cet autre qui s’était planté devant ma bibliothèque et m’avait demandé, incrédule, si j’en avais lu tous les livres. Ou bien cet autre encore qui n’avait tout simplement jamais voulu mettre les pieds chez moi, peut-être justement par peur de franchir ce degré d’intimité.

Et puis il y avait ce vieux plan cul régulier. Lui en revanche aimait beaucoup venir chez moi – mais je soupçonne que ça n’était pas uniquement pour ma décoration intérieure. On se voyait une fois tous les deux ou trois mois peut-être, quand le hasard nous trouvait connectés le même soir sur le même service Minitel, ce qui ne nous rajeunit pas. C’était toujours lui qui venait. Pas de raison particulière à ça, juste l’habitude. Et puis il amenait des pizzas, ce qui nous donnait une occasion de jouer au jeu du livreur en jogging à poutre apparente et du client qui sort de la douche, tu vois.

Un soir, sa voiture était en révision, il ne pouvait pas se déplacer. Alors c’est moi qui suis allé chez lui.

Tour rapide de l’appartement. Décoration neutre, meubles bon marché de la grosse enseigne locale. Rapidement, il m’entraine dans sa « pièce », celle dont je comprends tout de suite qu’il l’a décorée avec plus de soin que les autres parce que c’est le cœur de sa maison, là où il se sent bien. Une sorte de bureau équipé d’un canapé. Avec des murs couverts de posters de Michel Sardou et de dédicaces encadrées de Michel Sardou. Des étagères croulant sous les briquets, les écharpes, les bobs, les bibelots et autres produits dérivés Michel Sardou. Une bibliothèque remplie de bouquins et de revues sur Michel Sardou. Et à côté d’une grosse télé qui ne devait probablement servir qu’à regarder des VHS de concerts de Michel Sardou, une effigie en carton de Michel Sardou en costume à paillettes. Une putain d’effigie en carton grandeur nature de Michel Sardou.

Moi, je viens du sud mais par tous les chemins, je déteste Michel Sardou. De gustibus et coloribus… Mon hôte m’a entrainé sur le canapé. J’ai proposé d’éteindre la lumière mais il a refusé. Alors nous avons baisé sous le regard bienveillant de l’idole en carton.

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À la cave

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Le plein !

Dès que le témoin orange de la réserve d’essence s’alluma au tableau de bord, perçant l’obscurité de la nuit, il se mit à bander.

De l’autre côté du pare-brise, l’autoroute défilait. Dans la lueur des phares passa bientôt un panneau qui lui apprit que la prochaine station service était distante de vingt kilomètres. Il calcula mentalement. À la vitesse réglementaire de 130 km/h – hors de question de prendre le risque de se faire serrer par les flics avec ce qu’il trimballait dans le coffre – c’était l’affaire de dix minutes à peine. Dix minutes à conduire, la tête pleine d’images pornographiques, la queue gonflée au fond du boxer.

La station se présenta. Il s’engagea sur la bretelle d’accès. C’était une de ces aires modestes, déserte à cette heure-là, avec une partie réservée à la vente de carburant et un parking destiné au stationnement nocturne des poids-lourds ; pas de grand complexe hôtelier, de restaurant, de boutique ou d’aire de jeu, comme on en trouve parfois. C’était parfait.

Il fit le plein du réservoir, essayant de conserver un air naturel malgré l’érection qui déformait son jean ; à peine le caissier remarqua-t-il sa démarche un peu curieuse lorsqu’il vint payer. Puis il regagna son véhicule et le conduisit derrière la station, dans le recoin le plus éloigné et le plus sombre du parking. Il coupa le contact et resta quelques instants dans l’obscurité à observer les alentours. Personne. Dans son boxer, son sexe était plus dur que jamais. Il pressa un bouton au tableau de bord ; dans un discret déclic le coffre se déverrouilla. Enfin il quitta son siège, vint se planter derrière le véhicule et souleva le haillon.

Il contempla un instant l’esclave qui gisait dans son coffre, seulement vêtu d’un jockstrap, recroquevillé sur son flanc droit. Une corde lui entravait les chevilles, une autre lui maintenait les poignets attachés devant la poitrine. Sa vue était obscurcie par la cagoule de latex qui lui enveloppait la tête et ne ménageait que deux petites ouvertures pour les narines et une plus large pour la bouche. Autour de son cou, un collier verrouillé par un cadenas auquel était attaché une laisse ; il tira un peu dessus pour forcer l’esclave à se redresser, le contraignant à se tenir à genoux dans le coffre, à hauteur de son entrejambe.

— « À chaque plein de la voiture, une vidange du conducteur ! C’était notre contrat, tu te rappelles ? » murmura-t-il en dégrafant son jean.

La question était purement rhétorique et n’appelait aucune réponse. Alors sans plus attendre et pour couper court à toute velléité qu'aurait eu l’esclave de parler, il saisit sa tête et empala sa bouche sur sa bite.

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