Il avait une belle bite. Vraiment belle. Épaisse, virile, puissante, élégamment courbée, le genre que tout garçon sensible adore vénérer. Nous avions commencé par sortir ensemble, mais notre relation tourna court par manque d’atomes crochus ; sans compter qu’il était toujours fourré à l’autre bout du monde, exerçant comme personnel navigant sur une grande compagnie aérienne, et je ne me voyais pas un avenir en femme de marin.

Je n’avais néanmoins pas l’intention de renoncer à sucer une queue aussi parfaite ! Notre relation continua donc sur le mode plan cul régulier. De temps en temps, une ou deux fois par mois peut-être, je lui proposais un petit scénario improbable : en survêtement dans les caves de sa résidence, en maillot de bain dans les vestiaires de la piscine, en pleine nuit sur un banc dans le parc de la mairie, en costard dans un hall d’immeuble… À chaque fois le principe était le même ; nous faisions semblant de ne pas nous connaître et de nous croiser par hasard, je l’entrainais dans un coin discret, je le suçais à genoux, on se séparait. Ce petit jeu de soumission et ces mises en scènes dignes d’un mauvais film porno m’amusaient follement !

Et puis un jour, j’ai compris que lui ne jouait pas. Alors que je prenais beaucoup de plaisir à imaginer et à préparer ces petits scénarios (presque plus qu’à les réaliser…) lui était juste content d’avoir trouvé un vide-couilles obéissant. De complicité il n’y avait guère et j’ai arrêté de le fréquenter.

C’est que dans un jeu de soumission, le mot important, c’est « jeu ». Quand on enlève la dimension ludique, il ne reste plus que l’humiliation de se sentir rabaissé. Certains aiment peut-être. Moi, pas.

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